L’AMAP d’Alex en détail


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1- Rejoindre l’AMAP

Les adhésions pour 2016 sont ouvertes. Les distributions sur Foix ont commencé depuis le 1er juillet 2015.

Vous pouvez adhérer pour une part entière (22€/semaine) ou ½ part (11€/semaine).

Une part de production de légumes peut convenir pour une famille de 4 personnes.

Durée

Le contrat cours sur une période de 1 an (de janvier à décembre) la saison se décompose ainsi :

40 semaines de livraison sur les 52 semaines de l’année (sauf mars et avril et 15 jours de congés à Noël).

Ruptures prématurées de contrat

Dans le cas où il y aurait rupture de votre contrat avant son terme (déménagement, etc.) :

– soit il existe une liste d’attente et vous laissez prioritairement votre place à une personne de cette liste,
– soit il n’existe pas de liste d’attente, un préavis de deux mois est alors demandé pour une bonne organisation de l’AMAP. Ce délai devant permettre aux produits du jardin déjà en culture de trouver d’autres mangeurs et au maraîcher de conserver l’équilibre de son budget calculé à l’année (en moyenne les frais de production sont engagés 6 mois à l’avance).

Lieu de distribution

Les distributions ont lieu sur Foix (09000) en Ariège (le mercredi de 17h30 à 18h15 sous la halle St Volusien au centre ville de Foix).

 

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Si vous souhaitez vous inscrire / adhérer

C’est facile !

Vous avez pris connaissance de notre projet AMAP sur Foix, vous êtes motivé et vous souhaitez adhérer :

1- Prenez contact avec le maraîcher (envoyez un mail ou passez nous voir à une distribution)

2- Inscrivez-vous / Adhérez :

– soit il y a une liste d’attente et on vous propose une inscription (vous serez contacté dès qu’une place se libère)

– soit vous avez de la chance, il y a de la place et vous remplissez un bulletin d’adhésion ainsi qu’un contrat.

3- Rendez-vous à la distribution chaque semaine pour récupérer vos supers légumes bio 🙂

 

Merci de l’intérêt que vous portez au mouvement des AMAP et à très bientôt !

2- Un partage de la production

Qu’est-ce qu’une AMAP ?

Une AMAP est un partenariat entre des consommateurs et un producteur à travers un engagement contractuel, élaboré en commun, autour de leur production : légumes, viandes, vin, céréales…

Les consommateurs s’engagent à acheter à l’avance une part de leur production, en assurant ainsi au producteur un revenu équitable pour son travail.

Les paysans s’engagent, conformément à la Charte des AMAP à pratiquer :

– une agriculture saine et écologique, en utilisant au mieux les ressources naturelles pour une culture sans OGM, pesticides, herbicides, engrais de synthèse, et en préservant les ressources naturelles (eau, terre, air, biodiversité, ….),

– un élevage respectant les conditions de vie des animaux (espace, alimentation fourragère, absence d’utilisation d’hormones, ….)

Pourquoi une AMAP ?

De 1988 à 2000, 31% des exploitations agricoles ont disparu en Midi-Pyrénées, 40% en Ariège, Tarn et Haute-Garonne, au profit de l’agriculture industrielle intensive et polluante. Les surfaces maraîchères ont diminué de 30% en 15 ans. (chiffres plus récents?)

La région ne produit plus de produits agricoles en quantité suffisante pour nourrir sa population qui dépend donc des transports couteux et polluants pour son approvisionnement alimentaire.

Les AMAP favorisent le développement d’une agriculture de proximité, respectueuse de l’environnement, génératrice d’emplois au sein des exploitations locales, garantissant aux consommateurs des aliments sains et de grande qualité gustative.

Rejoindre une AMAP

Rejoindre une AMAP (Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne), c’est passer un contrat avec un agriculteur, un contrat de partenariat solidaire qui lui permet d’assurer la viabilité de sa production à l’avance grâce à une rémunération juste. Il ne produit alors que ce qu’il est assuré de pouvoir distribuer. Ainsi, producteur et consommateurs préservent ensemble une agriculture saine et biologique, tout en évitant le gâchis alimentaire. C’est aussi un engagement pris envers soi-même : faire le choix de s’impliquer à la source induit des responsabilités qui, loin d’être contraignantes, sont synonymes de liberté. Celle de manger sain en toute conscience.

La part de légumes

Une part de production de légumes peut convenir pour une famille de 4 personnes. Elle est constituée de plusieurs espèces et variétés de légumes de saison et d’herbes aromatiques (les personnes seules ou les petites familles peuvent souscrire a un contrat pour une demi part de production).

Les parts de légumes peuvent varier en taille et produits, reflétant toujours les conditions de production locale et la saison.

Tout ce qui est mis en culture est récolté et partagé (pas de calibrage, pas de gaspillage, toute la récolte est distribuée).

3- Principes

(extrait de la charte des AMAP – version 2014)

Une démarche d’agriculture paysanne

Une AMAP inscrit sa démarche de coproduction dans le respect des principes de l’agriculture
paysanne locale. En particulier, elle :

– soutient le maintien, la pérennisation et l’installation,
– favorise l’autonomie dans le fonctionnement des fermes,
– s’inscrit dans une dynamique de territoire et de solidarité,
– accompagne la viabilité économique des fermes partenaires,
– est attentive aux conditions sociales de l’activité agricole.

Une pratique agro-écologique

Une AMAP soutient une agriculture respectueuse des hommes, de l’environnement et de l’animal, en référence aux fondamentaux de l’agriculture biologique.
En particulier, elle s’engage dans une activité agricole :

– durable, diversifiée et adaptée au territoire, en rupture avec l’agro-chimie (sans engrais ni pesticides chimiques de synthèse,…) et toute entreprise d’appropriation mercantile
du vivant (sans OGM, …),
– favorisant la biodiversité végétale et animale,
– contribuant au maintien et au développement des semences paysannes.

Une alimentation de qualité et accessible

Une AMAP coproduit une alimentation de bonne qualité gustative, sanitaire et environnementale.
Elle cherche à rendre cohérent son soutien à l’agriculture avec la dynamique d’un territoire et les besoins d’une population.
C’est pourquoi chaque AMAP cherche à élargir l’accessibilité d’une telle alimentation à toutes
et à tous.

Une participation active dans une démarche d’éducation populaire

Une AMAP vise à créer les conditions de la participation et de l’appropriation citoyenne des enjeux agricoles et alimentaires, notamment par le débat, les apprentissages et le partage des savoirs. Elle :

– s’organise sur la base d’une implication de l’ensemble de ses membres,
– veille à sa pérennisation et à la circulation de l’information,
– cherche à créer une relation de qualité entre paysan-ne-s et amapien-ne-s dans un cadre convivial favorisant le dialogue, le lien social, la confiance et la coresponsabilité.

Une relation solidaire contractualisée sans intermédiaire

Amapien-ne-s et paysan-ne-s en AMAP s’engagent mutuellement sans intermédiaire à partager la production pour une période donnée, par le biais de contrats solidaires (la durée de la période de contrat est liée aux cycles de l’activité de la ferme et dépend de chaque famille d’aliments contractualisée).
Ce partenariat favorise la transparence entre amapien-ne-s et paysan-ne-s.
Pour chaque famille d’aliments, le contrat :

– stipule les engagements réciproques des deux parties tels que définis dans la charte,
– établit un prix juste et rémunérateur prenant en compte la viabilité économique de la ferme et les conditions sociales de celles et ceux qui y travaillent.

4- L’engagement du maraîcher et des adhérents

(extrait de la charte des AMAP – version 2014)

Un engagement économique

Pour les paysan-ne-s en AMAP :

– livrer à périodicité préétablie des aliments de saison, frais ou transformés, diversifiés et issus de leur ferme. Les produits transformés feront l’objet de mentions spécifiques (processus de fabrication transparent et tracé, …) incluses dans le contrat,

– mettre en œuvre les moyens nécessaires visant à assurer la livraison régulière des parts de production définies par contrat,

– déterminer en toute transparence avec les amapien-ne-s un prix forfaitaire stable, garanti et équitable sur la durée du contrat.

Une solidarité entre paysan-ne-s peut permettre l’échange occasionnel d’aliments de même nature en toute transparence et avec l’accord explicite des amapien-ne-s,

Pour les amapien-ne-s :

– contractualiser et prépayer la production sur la période du contrat à un prix équitable, en s’interdisant l’échange marchand sur les lieux de livraison,

– prendre en compte équitablement avec les paysan-ne-s les fluctuations et aléas inhérents à leur activité.

Un engagement éthique

Pour les paysan-ne-s en AMAP :

– mener leur activité et la faire évoluer dans le respect des principes de la charte des AMAP, en coopération avec les amapien-ne-s,

– être transparent-e-s sur les pratiques de culture, d’élevage et de transformation.

Pour les amapien-ne-s :

– assurer la pérennisation de l’AMAP,

– faire évoluer leurs pratiques dans le respect des principes de la charte.

Un engagement social

Pour les paysan-ne-s en AMAP :

– être présent-e-s sur le lieu de livraison (ou occasionnellement représenté-e-s),

– créer et entretenir des liens avec les amapien-ne-s,

– sensibiliser les amapien-ne-s à leur métier et à la vie de la ferme,

– participer à l’organisation de visites de ferme et d’ateliers pédagogiques,

– s’impliquer dans la vie du mouvement des AMAP et de ses partenaires.

Pour les amapien-ne-s :

– s’impliquer dans la vie de l’AMAP (livraison, communication, animation, relation paysan-ne-s, continuité des partenariats, réseau,…),

– respecter les modes de fonctionnement de l’AMAP,

– participer aux visites de ferme et à leur organisation,

– participer à des activités pédagogiques et de soutien aux paysan-ne-s,

– être partie prenante de la vie du mouvement des AMAP et de ses partenaires.

5- La garantie d’un prix juste et rémunérateur

Le prix : une réflexion politique en profondeur

Ce mode de calcul demande de changer en profondeur le mode de relation entre producteur et mangeurs, ce qui n’est pas toujours facile, ni pour les uns, ni pour les autres !

Pour les AMAPien(e)s, il s’agit vraiment de sortir d’une logique de consommation : plus question bien sûr de chercher les produits les moins chers, mais il leur faut revisiter cette notion même de prix : ce n’est plus le prix du kilo de carottes qui importe, mais le coût de revient global du « panier » (= de la part de récolte et de travail) pour la ferme. Cette méthode de calcul permet aussi de mieux comprendre et accepter que la « dépense » pour le même panier puisse être différente d’une AMAP à une autre, selon la situation du paysan qui l’approvisionne.

Pour les paysans aussi, il faut sortir de la logique habituelle de prix de marché, ce qui n’est pas plus facile. Mais surtout, cela implique d’être transparent jusque dans les choix stratégiques de la ferme (choix des productions, des investissements…) et dans les questions de besoin, de revenu…

Un calcul à partir des charges globales d’exploitation

Pour un producteur distribuant intégralement sa production en AMAP, l’ensemble de la production est partagé entre les AMAPien(e)s et la totalité des coûts d’exploitation sont couverts par le revenu des parts de récolte.

De ce fait, le calcul est la somme des charges de structure de l’exploitation + charges opérationnelles de la production + revenu du paysan (défini par lui-même) + fonds pour investissement dans le renouvellement du matériel + marge de calcul pour les imprévus (surtout les premières années). Ce qui équivaut au coût de production de la récolte et du renouvellement de l’exploitation et donc au coût réel de la production.

Coût d’une part de production distribuée = {coût réel de la production / (nb d’adhérents maximum(*) x nb de livraisons)}.

(*) Le nombre d’adhérents maximum est fixé en fonction des capacités de production de l’exploitation, il est actuellement estimé à 80.

Dans le cas d’une distribution dans plusieurs groupes/lieux : le partage des charges de production pour chaque groupe correspond à celui de la part de récolte livrée.

« L’AMAP d’Alex » (= le groupe de distribution de Foix) recevra 25% de la récolte d’Alexandre, les deux autres groupes/lieux (« La Barguilière » et Toulouse) se partagent actuellement 75% de la récolte. De ce fait, le coût d’une part de production à l’AMAP d’Alex se calcule ainsi : au coût réel pour la distribution du groupe de Foix, soit 20 parts sur les 80 de l’AMAP(=25% du total de la production en légumes).

Ce faisant, le prix est juste par rapport aux dépenses de l’exploitation et à la rémunération du travail de l’agriculteur. Nous sommes là au cœur du projet politique des AMAP :

S’assurer, en tant que consom’acteur que les producteurs puissent vivre du fruit de leur travail, permet de garantir la pérennité du projet.

6- Présentation des légumes en culture


Ce qu’en dit Alexandre, le producteur :

Je cultive le maximum de légumes qui poussent dans la région. J’essaie de mettre des variétés anciennes qui sont plus savoureuses, plus résistantes et qui se conservent mieux aussi tout en permettant à tous de ressemer les graines (avec un peu de savoir faire).

Je produit des légumes sains, vivants, fertilisés au compost et sans traitements de synthèse, des produits qui restent frais longtemps et avec une grande qualité gustative. Ma production est certifiée en Agriculture Biologique (actuellement en certification ‘AB‘ + ‘Demeter‘). Même si ma priorité est la qualité gustative, l’aspect est aussi un critère important et j’ai plaisir à livrer aussi de beaux légumes.

Mon but est de faire tout mon possible pour offrir de belles parts de récoltes, à la fois nourricières, bien équilibrés en feuilles, fruits et racines, fraîches et appétissantes. Comme tout ne dépend pas de moi, je n’y parviens pas toujours (à être satisfait 🙂 ) !

lire la suite de la présentation de notre maraîcher préféré


Les parts de récoltes sont composés de manière équilibrée, pour une cuisine plus pratique au quotidien :

– légumes feuilles (salades, mâches…),

– légumes racines (carottes, patates, etc…),

– légumes fleurs (brocolis, choux-fleurs, etc…),

– légumes fruits (courgettes, haricots, etc…),

– plantes aromatiques.

Tous les légumes sont récoltés à maturité avant d’être partagés à la distribution.

Le plus grand soin est apporté à la préservation de leur fraicheur (de 1 à 12h du champ à l’assiette), les vitamines et le potentiel nutritif sont ainsi optimum à l’arrivée dans votre cuisine.

Voici la liste (non exhaustive !) des légumes pour les récoltes prévues en 2015 :

Oignons,

Échalotes,

Patates,

Carottes,

Betteraves,

Poireaux,

Courges,

Concombres,

Courgettes,

Mangetouts,

Fèves,

Haricots,

Fenouils,

Brocolis,

Choux-Fleur,

Choux-raves,

Choux-de-Bruxelles,

Choux,

Aubergines,

Fraises,

Tomates,

Poivrons,

Potimarrons,

Radis,

Epinards,

Blettes,

Salades,

Chicorées,

Mâche…

 

vue fraisiers Alexandre maraîcher